A l’issue du Budget 2019/2020, les divers acteurs des piliers économiques de l’Île Maurice font part de leurs suggestions et de leurs attentes. Petit survol de la situation de chaque secteur et des solutions attendues.

Ça y est, l’attente est terminée. La population mauricienne a enfin pu connaître les nouveaux projets que le Budget 2019/2020 devrait apporter. Pour l’occasion, le ministre des Finances a couvert les piliers économiques du pays.

La proposition d’un plan stratégique pour le secteur des TIC

En premier, l’orateur a parlé de proposer un plan stratégique pour le secteur des TIC. Selon Roshan Seetohul, président d’OTAM, ce plan a pour but d’encourager les sociétés locales à déployer des investissements dans le secteur des télécommunications et de l’informatique (TIC).  

Afin d’encourager les entreprises débutantes ainsi que les PME à innover et à être plus créatifs, l’État propose de leur fournir un fond d’amorçage. Ainsi, les autres secteurs bénéficieront de ces innovations technologiques pour révolutionner leur façon d’opérer.

A noter que pour l’année 2018, le secteur de l’informatique n’a contribué qu’une faible proportion (4%) du PIB. Cependant, cela représente une croissance favorable de 5,6% comparée à celle de 2017. A cela, Roshan Seetohul a répondu qu’il est positif que la performance du secteur s’améliorera grâce aux solutions trouvées.

La création d’une chambre des Métiers

Selon Roland Dubois, la quatrième révolution des industries pousse les sociétés à réadapter leurs opérations. C’est pourquoi il recommande qu’une chambre des métiers soit créée afin que les innovations puissent permettre à un plus grand nombre de talents d’émerger.

D’abord, il faudrait implémenter les solutions d’apprentissage en ligne au sein du Civil Service College pour commencer. Roland Dubois va encore plus loin en proposant un système national au sein duquel tous les jeunes bénéficieront d’un enseignement sur les valeurs civiques. Ainsi, cela les encouragera à prendre part aux évènements pour le progrès de la société.

En sus de cela, l’accent a été mis sur l’importance de maîtriser nos deux langues officielles, l’anglais et le français, pour rejoindre le marché du travail. Mais encore, des mesures seront proposées aux jeunes pour qu’ils puissent acquérir des qualifications pour travailler adéquatement. C’est pour cela qu’une chambre des métiers sera créée afin de faire de l’Île Maurice une nation de professionnels.

Améliorer le secteur manufacturier grâce à l’e-commerce

Un des acteurs principaux du secteur manufacturier mauricien, Ahmed Parkar, a affirmé que le pays est en période de crise dans ce secteur. Cependant, il a expliqué que cette situation n’est pas une affaire récente.

Toutefois, Ahmed Parkar a tenu à rassurer la population en évaluant positivement les atouts prometteurs pour le secteur du textile. A son avis, le commerce en ligne serait une solution qui permettrait de rebooster le secteur. C’est pourquoi il propose que l’État mette à disposition de la population plus de facilités du fret aérien pour la livraison rapide des produits. Mais encore, il est impératif que le gouvernement travaille à ce que l’industrie du textile soit plus compétitive en termes de coûts des services publics.

D’autre part, le directeur-général de Star Knitwear a fait comprendre qu’il y a un  manque de main d’œuvre dans le secteur du textile. C’est pourquoi il demande à ce que les travailleurs provenant d’autres pays puissent rejoindre le pays plus facilement. Toujours selon Ahmed Parkar, sans une main d’œuvre suffisante, le secteur ne pourra connaître une véritable croissance.

En dernier, Ahmed Parkar a aussi proposé à ce que certaines législations concernant le monde du travail soient revues afin de diminuer les coûts de main d’œuvre. Faisant partie de l’économie mondiale, l’Île Maurice doit offrir plus de flexibilité afin de rester compétitifs.

Revoir la réglementation du secteur du tourisme

Au niveau du secteur du tourisme, le pays connait également une situation de crise. Selon Jocelyn Kwok, président de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM),  il est impératif d’apporter des mesures sur trois niveaux.

Dans un premier temps, il est primordial de proposer le produit tout en privilégiant la sécurité des touristes. Pour cela, les réglementations doivent êtres revues au niveau des contrôles et dans l’accord des licences.

Ensuite, il est impératif que le gouvernement propose des solutions énergiques afin de promouvoir l’Île Maurice comme une destination prônant le développement durable. Dans le passé, les médias locaux n’ont cessé d’attirer l’attention sur l’état alarmant du pays.

En troisième lieu, il est grand temps de revoir les manquements au niveau du marché du travail dans le secteur touristique ainsi que l’hôtellerie. Dans cette même optique, des solutions seront apportées afin de remédier à la situation temporairement, mais aussi de façon définitive.

Améliorer le secteur agricole en reconvertissant les terres abandonnées

Afin de faire progresser le secteur agricole du pays, Kreepalloo Sunghoon, président de la Small Planters’ Association, attend des investissements de la part du gouvernement. Ces fonds seront utilisés afin de mettre en place des infrastructures pour mener à bien des projets touristiques. Les habitants concernés par ces projets sont les villageois du Sud ainsi que les petits planteurs du pays.

D’autre part, Kreepalloo Sunghoon a aussi fait remarquer que les terres autrefois dédiées à la plantation de la canne à sucre sont aujourd’hui abandonnées. C’est pourquoi il propose de les reconvertir car elles ont toujours le potentiel d’être utilisées pour des activités agro-solaires. D’ailleurs, les petits planteurs se sont inspirés de la Réunion et sont intéressés à mener ce même type de projets au pays. Un tel programme d’énergie solaire permettra la production de l’électricité verte ainsi que des produits bio par des coopératives.

Proposer des lois pour la progression du secteur immobilier

Depuis quelques temps, le secteur de l’immobilier connait une certaine lenteur au niveau des affaires. Laval Savrimootoo, président de l’Association des agents immobiliers, explique que cette lenteur est du à une négligence de la part du gouvernement. Ce dernier accorderait plus d’attention aux acheteurs étrangers et n’aurait donc rien fait pour la demande locale.

Toutefois, il reste confiant que pour le budget, le gouvernement puisse proposer des solutions pour remédier à la situation. Comme solution, le président de l’Association des agents immobiliers est dans l’attente de nouvelles lois applicables au secteur de l’immobilier. Toujours selon Laval Savrimootoo, le gouvernement a déjà énoncé des mesures dans ce sens. Il ne reste plus qu’à espérer que ces mesures soient insérées dans le Budget 2019/2020.

A noter que d’autres mesures doivent être prises dans le secteur de l’immobilier notamment en facilitant la subvention des véhicules hors-taxe. Mais encore, en amenant plus de flexibilité aux procédures pour que les acheteurs de la classe moyenne puissent acheter un bien immobilier.

Secteur de la Construction : Permettre l’accès aux ressources pour tous

 Depuis quelques années, l’État mauricien a connu une période de croissance de son secteur de construction. Or, selon Gerard Ukoor, cette situation ne serait vraie qu’en apparence.

Ce président de l’Association des contracteurs va plus loin en dénonçant les injustices auxquelles les petits entrepreneurs font face. Il suggère au gouvernement de soumettre une nouvelle législation selon laquelle le travail des contracteurs sera facilité. D’autre part, il espère que cela permettra d’éliminer les difficultés dans l’obtention des prêts bancaires. Selon lui, les institutions financières ainsi que les banques hésitent à en accorder aux contracteurs. A noter que la proposition de loi dont Gerard Ukoor fait mention existe déjà dans d’autres pays rencontrant des problèmes similaires.

Dans la même optique, l’Association des contracteurs s’attend à ce que le gouvernement revoit le système de gestion des comptes clients (affacturage) ainsi que le mode de rémunération. Ainsi, les problèmes d’inégalité seront réduits. D’autre part, la mise en place d’un marché horstaxe sur les véhicules et autres équipements de construction permettra de booster les activités dans le secteur de la construction. Et enfin, les contracteurs s’attendent à ce qu’une contribution sociale de 10% soit déboursée pour les différents projets.

L’Île Maurice, une destination très prometteuse

Comme vous pouvez le constater, l’Île Maurice a de nombreux potentiels de croissance. D’ailleurs, c’est une des raisons pour laquelle nous avons choisi cette destination pour nous établir. Avec son économie en plein essor, cet état insulaire a un avenir très prometteur dans tous les secteurs.

Callcenterilemaurice.com est une agence de prestation contribuant au secteur des TIC du pays. En fournissant du flux aux différents centres d’appels, nous permettons la création d’emplois boostant ainsi l’économie en général.

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Article Source – https://defimedia.info/budget-20192020-les-multiples-attentes