L’IA est un secteur très dynamique, à tel point qu’il inquiète les consommateurs, craignant d’être dominé par les machines. Le RGPD sera donc revu pour encadrer les pratiques liées à l’IA.

Alors que le marché de l’Intelligence Artificielle ( AI ) était latent durant de nombreuses années, récemment celui-ci explose et regorge désormais d’innovations. D’ailleurs, le pays dominant cette filière est la Chine, particulièrement reconnu pour ses technologies de reconnaissance faciale. Toutefois, cette dernière inquiète les consommateurs, soucieux du programme de surveillance sur les médias sociaux instauré par l’Etat Chinois.

Un autre opposant de cette pratique est l’Union Européenne. C’est d’ailleurs cette institution à avoir imposé le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) le 25 mai 2018. Toutefois, malgré ses intentions bienveillantes, tous ne semblent pas comprendre suffisamment le règlement pour y adhérer. Sa principale intention a pourtant été énoncée pour protéger les consommateurs contre une exploitation de la data à caractère personnel.

Malgré tout, l’objectif a été atteint en une année depuis son entrée en vigueur. Le gérant de la tech Google a été rappelé à l’ordre sur ses pratiques ne respectant pas le règlement et a dû débourser une amende de 50 millions de dollars. Ajouté à cela, 145,000 plaintes ont été reçues au CNIL.

Élargir le domaine du RGPD pour l’adapter à celui de l’ IA

Les membres de l’Union Européenne se sont penchés sur la question de l’IA, en tant que récolteur et utilisateur des données personnelles. Il est clair qu’avec les innovations dans ce domaine, les débordements risquent de survenir. Ainsi, le RGPD a besoin d’être réadapté pour réglementer l’usage des robots intelligents dans le traitement des données personnelles.

C’est dans cette optique que le Parlement Européen a mis en place une résolution le 12 février 2019. Ainsi, une proposition de directive a été mise en place et est toujours sous étude. La nouvelle présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Luyden, a énoncé que ce projet est un acte de volontarisme pour joindre l’UE dans sa démarche de protection de l’IA.

Toutefois, la mise en place de ces règlements et des propositions de directive sont le résultat d’une inquiétude, voire d’une peur. Mais de quoi s’agit-il réellement? Quelle est la cause principale de cette méfiance?

Pourquoi se méfie-t-on de l’IA?

C’est maintenant une réalité, l’IA est partout à travers la planète et dans le quotidien des consommateurs. A tel point que ces derniers craignent que notre futur soit destiné à ressembler à La Matrice du film Matrix ou encore à l’Odyssée de l’espace de Hal. Les estimations de l’avenir de l’IA suscitent le pessimisme auprès de ses utilisateurs. Pourtant, il aurait pu en être autrement si certains admettaient qu’il y existe des opportunités de faire de l’IA un allié pour l’humanité. Nous constatons donc que les consommateurs ont surtout peur de perdre le contrôle sur l’IA.

Ce qui explique donc les besoins de réglementer l’utilisation de l’IA, quitte à bannir la moindre avancée risquant de faire d’elle une entité autonome et consciente. C’est d’ailleurs la crainte principale dans l’esprit des consommateurs. D’ailleurs, pour certains d’entre eux, leurs investissements dans les projets d’innovation de l’IA se font dans la discrétion. C’est le cas pour les entreprises comme Cycorp, basée au Texas, fondée en 1984 par Doug Lenat.

La firme avait mise au point une technologie de deep learning pouvant doter des robots du langage humain. Ainsi, depuis son lancement en 2015, Cycorp permettait l’accès au public de visiter ce robot dont l’intelligence dépasse largement ceux de Watson, Siri ou encore Vital. Les curieux pouvaient même tester la technologie en open source. Toutefois, depuis 2017, plus de nouvelles du robot ultra-performant.

Ainsi, si les institutions ont pour but de faire de la réglementation de l’IA une protection contre les allégories, des efforts immenses seront déployés dans un but illusoire. Car selon Yann LeCun, expert en réseau convolutif, les robots intelligents ne sont pas prêts de dominer le monde car ils ne posséderaient même pas l’intelligence d’un rongeur. Heureusement pour les consommateurs craintifs de l’IA qui peuvent donc se rassurer.

Comment réglementer l’usage de l’IA?

Si nous gardons l’intention de réglementer l’IA, nous pouvons nous référer à la Big Data. Cette technologie impacte des millions de consommateurs ainsi que leurs données personnelles. La réglementation pourra ainsi contrôler les pratiques liées aux algorithmes et aux usages de ces données.

Actuellement, les robots intelligents impressionnent facilement les humains par leur performance, toutefois il faut reconnaître qu’elles n’effectuent que des tâches et répétitives. Pour les humains, ces dernières ne requièrent pas vraiment de super intelligence ni d’expérience.

Il nous faut donc reconnaître que les algorithmes de l’IA sont restreintes et ne sont utilisables que dans le secteur pour lequel ils sont conçues. Par contre, l’intelligence humaine permet d’évoluer dans différents domaines même si ces derniers sont parallèles.

Les secteurs où l’IA est plus répandue

Grâce à la capacité de spécialisation de l’IA, les entreprises sont en mesure d’utiliser les logiciels intelligents pour optimiser la majorité de leurs processus. Voilà donc comment l’IA a pu trouver sa place dans les milieux comme le trading, en virtualisant le secrétariat et les services d’assistance à la clientèle.

La technologie est tellement appréciée pour son efficacité et l’optimisation qu’elle apporte qu’elle est maintenant implémentée sur tous les fronts. Difficile donc d’imposer une réglementation efficace face à l’omniprésence de l’IA. Toutefois, les raisons d’une réglementation sont importantes et ne peuvent être négligés au profit du progrès technologique.

D’abord, l’IA est en train de remplacer une masse importante de main d’oeuvre humaine. Selon les prévisions, l’IA est susceptible de détruire plus de 47% à 60% des emplois d’ici 2023. Pour les victimes de la perte de leur emploi, il faudra leur trouver des solutions. Or, la création de nouveaux emplois ne seraient pas une solution appropriée car les chances sont faibles pour que les victimes occupent les nouveaux postes.

Ensuite, l’IA risquerait de toucher à l’éthique social durant les pratiques. Les algorithmes, ne sachant reconnaître le naturel, risquent de manipuler les choix des consommateurs. Ainsi, sa fonctionnalité de suggestion risque d’inciter à des pratiques inacceptables pour notre société.

Les obstacles au progrès de l’IA

Selon l’étude de Cédric Villani, la France ne semble pas être perturbée par l’IA. Bien au contraire, elle serait 4ème au classement des pays produisant le plus d’articles sur les robots intelligents. Si nous reprenons l’exemple de Yann LeCun, les innovateurs français sont principalement au service de firmes opérants dans l’industrie de l’IA. A elle seule, la France compte plus de 268 équipes de recherche dans ce domaine.

Ainsi, les financements annuels pour mener ces recherches sont à hauteur de 400 millions d’euros. Plus de 140 formations à l’IA en école d’ingénieurs ou d’Université sont sponsorisées grâce à ce fond.

Bien que l’IA soit en plein essor pour la France, il y a un risque que les réglementations envisagées par l’Union Européenne n’éteignent ce dynamisme. Le RGPD représente également un frein aux développements des robots intelligents.

Toutefois, nous ne pouvons nous prononcer sur le sujet. Il faut garder en tête que les besoins de réglementations sont mises en avant par les consommateurs et les institutions mais aussi des sociétés du secteur. Ces dernières le font avec l’intention de calmer la méfiance des utilisateurs de l’IA et d’encadrer les pratiques afin d’assainir l’image des développements. Nous pouvons donc prédire que l’imposition des réglementations feront que les avancées technologiques seront mieux accueillies.

C’est dans cette optique que le Conseil de l’Europe a fait entrer en vigueur une charte éthique européenne d’utilisation de l’intelligence artificielle. Le projet concerne, pour l’instant, uniquement le système judiciaire. Nous espérons donc que le même projet verra le jour dans tous les secteurs dépendant de l’utilisation de l’IA pour leur avancée.

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Comme vous pouvez le constater, l’IA jouera bientôt un rôle majeur dans le traitement et la protection des données des consommateurs. Si vous cherchez comment optimiser ces procédés, n’hésitez pas à nous contacter. Nous sommes joignables au 09 70 71 83 00. Vous pouvez également nous écrire via notre formulaire de contact.

Article Source https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/quel-rgpd-pour-lia-1130753

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